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732-808 de l’hégire) (1332-1406 de J. C.) - старонка 16

Dieu est véridique et nous dirige dans la bonne voie (Coran, sour. XXXIII, vers. 4.) ; donc je ferai d’abord observer que les partisans de la famille d’Ali avaient été en butte aux soupçons du gouvernement abbacide, et se voyaient toujours sous la surveillance de leurs tyrans ; ce qui leur était arrivé parce que la cause qu’ils soutenaient avait fait de grands progrès, et qu’ils s’é­taient répandus dans les contrées les plus éloignées pour propager les doctrines de leur secte. A diverses reprises ils s’étaient révoltés contre l’autorité établie ; de sorte que leurs chefs avaient dû se ca­cher et demeurer presque inconnus. C’en était au point qu’on aurait pu leur appliquer ce vers d’un poète :

Si tu demandes aux hommes du jour quel est mon nom, ils ne le savent pas ; si tu leur demandes où j’habite, ils l’ignorent.

*33 Ce fut pour cette raison que Mohammed, fils d’Ismaël l’imam, et trisaïeul d’Obeïd Allah le Mehdi 2, reçut le surnom d’El Mektoum (le p.44 Caché). Ce titre lui fut donné par ses partisans, qui, d’un accord una­nime, lui avaient conseillé de se tenir caché pour échapper aux re­cherches de leurs puissants ennemis ; aussi les adhérents de la famille abbacide profitèrent de cette circonstance pour attaquer la généa­logie des Obeïdites, lorsque ceux ci eurent pris le parti de se mon­trer hardiment à la face du monde. Ils voulaient, par ce misérable expédient, faire la cour à leurs faibles khalifes. Leurs courtisans et leurs généraux, chargés de combattre l’ennemi, adoptèrent ces ca­lomnies avec empressement, dans l’espoir d’éloigner d’eux mêmes et de leur souverain la honte de n’avoir pas su se défendre et re­pousser le peuple qui leur avait enlevé la Syrie, l’Égypte et le Hidjaz ; nous voulons dire les Berbers Ketamiens, partisans des Obeïdites et soutiens de leur cause. Cet esprit de calomnie alla si loin, que les cadis de Baghdad apposèrent leurs noms sur un document dans le­quel il fut déclaré que les Obeïdites n’appartenaient point à la lignée du Prophète ; et, pour donner plus de valeur à cette pièce, on la fit signer par plusieurs hommes distingués. Parmi ceux ci on compte le cherîf Er Rida 1, son frère El Morteda 2, Ibn el Bat’haoui, les juris­consultes Abou Hamed el Isferaïni 3, El Codouri 4, Es Saïmeri 5, Ibn el Akfani, El Abîouerdi 6, Abou Abd Allah Ibn en Nôman, fakîh p.45 (chef jurisconsulte) des Chîïtes de Baghdad, et plusieurs autres nota­bles de cette ville. Cela eut lieu en séance solennelle, l’an 402 (1011 de J. C.), sous le règne d’El Cader. Leur déposition n’était basée que sur des ouï dire et sur l’opinion publique qui régnait dans cette ville, opinion dont les soutiens les plus nombreux étaient les servi­teurs de la dynastie abbacide, tous intéressés à repousser cette généa­logie. Les historiens rapportèrent cette déclaration telle qu’ils l’avaient entendue ou apprise, sans se douter qu’elle était tout à fait contraire à la vérité. Les dépêches concernant Obeïd Allah, que le khalife El­Motadhed adressa à l’émir aghlebide qui commandait à Cairouan et *34 au prince midraride qui régnait à Sidjilmessa, sont un témoignage irrécusable, une preuve manifeste que la généalogie des Obeïdites était parfaitement authentique 7. Au reste, El Motadhed s’était tou­jours montré plus empressé que personne à rabaisser les prétentions de ceux qui se donnaient pour descendants du Prophète. D’ailleurs l’empire et le sultanat sont comme un marché public, où tout le monde apporte ses denrées en fait de sciences et d’arts ; on s’y rend dans l’espoir de ramasser quelques faveurs du pouvoir ; on y apporte de toute part des anecdotes et des histoires 8, car ce qui est bien reçu à la cour est bien reçu par le public. Si le gouvernement voulait agir avec franchise, éviter la partialité, renoncer à la corruption et à la p.46 fraude ; s’il marchait droit sans s’écarter du sentier de la rectitude, l’or pur et l’argent de bon aloi (en fait de science) auraient une valeur réelle sur son marché ; mais s’il se laisse conduire par ses intérêts personnels et par ses préjugés, s’il se remue au gré d’intrigants qui se font les courtiers de l’injustice et de la déloyauté, alors les marchan­dises falsifiées et la fausse monnaie (de l’érudition) y auront seules du cours. Pour en apprécier la valeur, le juge clairvoyant doit porter en lui-même la balance de l’examen, la mesure de l’investigation et de la recherche.

Un récit du même genre et encore plus improbable est celui des gens qui attaquent la généalogie des Idrîcides. Ils disent qu’Idrîs II n’était pas le fils d’Idrîs 1er, fils d’Abd Allah, fils de Hacen, fils d’El­-Hacen, fils d’Ali Ibn Abi Taleb (gendre du Prophète) ; puisse la faveur divine reposer sur eux tous ! Idrîs II succéda à son père comme souverain du Maghreb el Acsa 1 ; mais ces gens s’efforcent, avec une obstination extrême 2, d’élever des doutes sur la légitimité de l’enfant qui, à la mort d’Idrîs Ier, n’était pas encore venu au monde ; ils prétendent que Rached, affranchi de la famille, en était le père ; que Dieu les couvre d’opprobre et les repousse ! Comme ils sont sots ! Ne savaient ils donc pas qu’Idrîs Ier avait pris une épouse dans une fa­mille berbère ? que, depuis son entrée dans le Maghreb jusqu’à *35 l’épo­que de sa mort, il s’était complètement retrempé dans les habitudes de la vie du désert ? habitudes qui ne permettent pas la séclusion. Chez ces Berbers il n’y avait pas d’endroits cachés qui pussent prêter à des soupçons ; les femmes étaient exposées à être vues de leurs voi­sines et entendues de leurs voisins, parce que les maisons se tou­chaient et avaient peu d’élévation, et qu’aucun espace ne séparait les diverses habitations. Après la mort du souverain, Rached s’était chargé du service de toutes les femmes appartenant à la famille, et il était constamment sous les yeux et sous la surveillance des amis et des partisans des Idrîcides. Or tous les Berbers du Maghreb el Acsa p.47 s’accordèrent, après la mort d’Idrîs Ier, à reconnaître pour leur sou­verain son fils Idrîs II. Par un mouvement spontané et unanime, ils offrirent à cet enfant l’hommage de leur obéissance, et ils firent serment de le défendre au prix de leur sang. Pour soutenir sa cause, ils affrontèrent la mort et se plongèrent dans les flots de la guerre. Or si le moindre soupçon était entré dans leur esprit relativement à l’origine de cet enfant ; si un pareil bruit, émané même d’un ennemi caché ou d’un faux ami empressé à médire, était venu frapper leurs oreilles, quelques uns d’entre eux, pour le moins, auraient renoncé à la cause qu’ils avaient entrepris de soutenir. Mais il n’en fut rien, Dieu merci ! aussi pouvons nous regarder toutes ces histoires comme émanant, d’abord du gouvernement ab­bacide, dont les chefs avaient trouvé des rivaux dans la famille d’Idrîs, puis des Aghlebides qui administraient l’Ifrîkiya au nom des khalifes de Baghdad. En effet, lorsqu’Idrîs Ier se fut enfui vers le Maghreb après la bataille de Fakkh 1, le khalife El Hadi transmit aux Aghlebides l’ordre 2 d’établir des postes d’observation dans tout ce pays et d’employer la plus grande vigilance afin de s’emparer du fu­gitif. Toutes ces précautions furent inutiles ; Idrîs se réfugia dans le Maghreb, où il établit son autorité comme souverain et manifesta ses prétentions au khalifat. Plus tard, le khalife Er Rechîd fit la décou­verte que Ouadeh, gouverneur d’Alexandrie et client de la famille *36 ab­bacide, s’étant laissé entraîner par son respect pour la famille d’Ali, avait coopéré à l’évasion d’Idrîs Ier, et l’avait aidé à se rendre dans le Maghreb. Ayant puni de mort ce serviteur infidèle, le khalife expé­dia Es Chemmakh, affranchi de son père, avec l’ordre d’employer p.48 quelque artifice afin d’ôter la vie à Idrîs. Cet agent, ayant fait sem­blant d’embrasser le parti d’Idrîs et d’avoir renoncé au service de ses anciens maîtres, les Abbacides, reçut un très bon accueil. Admis dans l’intimité d’Idrîs, il profita d’une occasion, pendant qu’il était seul avec ce prince, pour lui faire prendre un poison dont l’effet fut mortel. Les Abbacides accueillirent avec joie la nouvelle de cet évé­nement ; ils se flattaient d’avoir déraciné et abattu le parti que les descendants d’Ali s’étaient formé dans le Maghreb ; mais ils n’avaient pas encore reçu la nouvelle que leur victime avait laissé une femme enceinte. Aussi, en moins de temps qu’il n’en faut pour dire non et non, l’empire idrîcide se releva dans le Maghreb ; les amis de cette famille lui manifestèrent ouvertement leur dévouement, et rétablirent la dynastie en proclamant la souveraineté d’Idrîs, fils d’Idrîs. Ce fut là pour les Abbacides un coup plus douloureux que la blessure d’une flèche. L’empire fondé par les Arabes penchait vers sa décadence ; aussi n’eurent ils pas le courage de porter la guerre dans un pays éloigné ; l’influence d’Er Rechîd lui-même se réduisit à l’emploi d’une trahison, afin de faire empoisonner Idrîs Ier, qui vivait sous la protection des Berbers dans le Maghreb el Acsa. Les Abbacides eurent donc recours à leurs partisans, les Aghlebides de l’Ifrîkiya, et ils leur ordonnèrent d’employer tous les moyens afin de fermer une brèche aussi dangereuse pour l’empire ; d’extirper le mal qui, par l’audace des Idrîcides, menaçait l’État des conséquences les plus graves ; enfin d’arracher l’arbre de la rébellion avant que ses racines se propageassent plus loin 3. Ce fut de la part du khalife El Ma­moun et de ses successeurs que ces injonctions arrivèrent aux Aghle­bides ; mais ceux ci étaient dans l’impuissance de lutter contre les Berbers du Maghreb el Acsa ; ils étaient même disposés à imiter leur exemple et à répudier l’autorité du gouvernement abbacide ; car, à cette époque, les mamlouks de la garde du khalife, qui étaient de race *37 étrangère, s’étaient emparés du siège de l’empire et, se laissant p.49 entraîner jusqu’à l’usurpation, administraient l’empire pour leur propre avantage, donnaient des ordres aux grands officiers du khalifat, aux fermiers des impôts, aux fonctionnaires des diverses administrations, faisaient et défaisaient, selon leur fantaisie. C’est ce qu’un poète de cette époque a exprimé par ces vers :

Un khalife en cage,

Entre Ouésîf et Bogha 1,

Répétant ce qu’ils lui disent,

Ainsi que fait un perroquet.

Les émirs aghlebides, craignant les intrigues et les dénonciations de leurs ennemis secrets, eurent recours à des excuses de toute nature. Tantôt ils parlaient avec mépris du Maghreb et de ses habi­tants ; tantôt ils cherchaient à effrayer la cour de Baghdad en pré­sentant comme très redoutable la tentative d’Idrîs, premier auteur de la révolte dans cette contrée, et la puissance que ses descendants et successeurs avaient acquise. Ils annonçaient au gouvernement des khalifes que cette famille avait étendu son autorité au delà des limites de ses États, et quand ils envoyaient à la cour des dons, des présents ou des sommes provenant des impôts, ils y mêlaient des monnaies frappées au coin du prince idrîcide, pour indiquer combien il était devenu redoutable, et combien sa puissance s’était fortifiée. Ils grandissaient ainsi les dangers auxquels ils s’exposeraient eux mêmes si le gouvernement abbacide les obligeait à marcher contre les rebelles et à engager une lutte avec eux. « Si nous y sommes for­cés, disaient ils, l’empire des Abbacides sera exposé à recevoir un coup qui le frapperait au cœur. D’autres fois ils employaient des ca­lomnies telles que nous les avons signalées, afin de décréditer la gé­néalogie d’Idrîs et de nuire à l’influence de ce prince ; et cela sans s’inquiéter de savoir si leurs assertions étaient vraies ou fausses. (En suivant cette ligne de conduite, ils avaient pris en considéra­tion) la grandeur de la distance (qui les séparait de Baghdad) et la p.50 faiblesse d’esprit montrée par les derniers rejetons de la famille abbacide qu’on avait élevés au trône ; (ils comptaient aussi) sur la crédulité des mamlouks 2, qui ajoutaient foi à tout ce qu’on leur disait et qui prêtaient l’oreille à chaque parole de mauvais augure. Ce fut ainsi que se conduisirent les Aghlebides jusqu’à la ruine de leur puissance. Les discours odieux (qu’ils avaient tenus au sujet des Idrîcides) frap­paient l’oreille de la multitude, et quelques hommes qui aimaient la calomnie les recueillirent, afin de s’en servir pour satisfaire à leur jalousie en dénigrant la famille d’Idrîs. Comment ces hommes, que Dieu confonde ! ont-ils pu s’écarter ainsi des voies de la religion, dont les préceptes ne sont jamais en désaccord avec la pensée (du légis­lateur divin) 1 ?

*38 Idrîs II naquit sur le lit de son père ; or l’enfant appartient au lit 2. De plus, c’est un des dogmes de la foi, que la descendance du Prophète est à l’abri d’un soupçon comme celui-là, le Dieu très haut ayant éloigné d’elle toute souillure et lui ayant accordé une pureté parfaite 3. Il résulte, de cette déclaration du Coran, que le lit d’Idrîs était à l’abri de toute profanation et exempt de toute souillure. Donc celui qui soutient l’opinion contraire a commis un péché mortel et s’est jeté dans l’infidélité 4.

Je me suis étendu sur cette réfutation afin de fermer la porte à toute espèce de soupçon et de frapper au cœur l’esprit d’envie ; car j’ai entendu, de mes propres oreilles, des imputations de cette na­ture sortir de la bouche d’un homme malveillant, qui s’en faisait une p.51 arme contre les descendants d’Idrîs et qui voulait, par des men­songes, décréditer leur généalogie. Il prétendait rapporter ces anec­dotes sur la foi de quelque historien du Maghreb qui, probable­ment, avait oublié le respect dû à la famille du Prophète, et révoqué en doute le dogme qui concerne tous les aïeux de cette maison. Du reste, (la famille qui fait) le sujet (de notre discussion) est à l’abri de telles imputations ; ces calomnies ne sauraient l’atteindre, et vouloir excuser une faute quand cette faute n’existe pas est une faute. En ce qui me regarde, j’ai défendu l’honneur (des Idrîcides) dans ce monde, et j’espère qu’ils prendront ma défense au jour de la résurrection.

Sachez que la plupart de ceux qui contestent la généalogie des Idrîcides sont des envieux, dont les uns appartiennent à la famille du Prophète, et dont les autres ont la prétention de s’y rattacher. Celui qui se donne pour un descendant de Mohammed revendique une noblesse imposante aux yeux des nations et des peuples répan­dus dans toutes les parties du monde, et il s’expose nécessairement à des soupçons. Mais, lorsque nous pensons que les Idrîcides, sei­gneurs de Fez et de plusieurs contrées du Maghreb, pouvaient montrer une généalogie tellement célèbre, tellement certaine, qu’elle était, pour ainsi dire, sans pareille, et que personne ne pouvait se flatter d’en avoir une semblable, et cela parce qu’elle s’était transmise, par tradition, de race en race, de génération en génération ; (lorsque *39 nous pensons) que la maison d’Idrîs, du fondateur de la ville de Fez, est entourée d’autres maisons, que sa mosquée touche aux rues 5 d’un quartier très habité, que son épée nue se voit encore suspendue au sommet du grand minaret, dans l’intérieur de la ville ; (lorsque nous pensons aux) faits qui concernent Idrîs, faits auxquels la voix publique a donné une certitude qui les place, pour ainsi dire, sous nos yeux, et qui dépasse de plusieurs degrés celle des traditions les plus authentiques, (nous devions croire) que les autres membres de p.52 la même famille, ayant considéré les faveurs dont Dieu avait comblé les Idrîcides, la manière dont il avait appuyé la noblesse d’une ori­gine qui remontait au Prophète, en y joignant la majesté du trône, celui que leurs ancêtres avaient occupé dans le Maghreb ; (nous de­vions croire) que ces personnes auraient acquis la conviction qu’une telle gloire resterait toujours hors de leur portée, et que jamais elles n’obtiendraient même la moitié de l’illustration dont ces princes ont joui ; (nous devions croire) que les personnes appartenant à la noble famille du Prophète et ne possédant aucun des avantages qui témoignaient en faveur des Idrîcides se seraient empressées de res­pecter l’honneur de ces princes, et cela d’autant plus que la décla­ration faite par un homme au sujet de son origine doit être admise (tant qu’on n’aura pas argué sa généalogie de faux). Il y a une grande différence entre le savoir et la supposition, entre les connaissances de l’homme qui apprend avec certitude et celles de l’homme qui abonde dans le sens d’autrui 1. Si (le calomniateur) sait dans son âme et conscience que cela est vrai, puisse sa salive l’étouffer !

Plusieurs de ces membres voudraient, par un sentiment d’envie, enlever aux Idrîcides leur titre à cette noble origine et les rabaisser au rang d’hommes du peuple et de basse extraction. Ils mettent un acharnement, une persistance et une mauvaise foi extrêmes à débiter des calomnies gratuites et des paroles mensongères. Pour justifier leur conduite, ils disent que deux opinions contraires sont d’une valeur égale, et qu’il en est de même à l’égard des jugements fondés sur des probabilités 2. Ce qu’ils font là est bien méprisable ! Autant que nous sachions, il n’y a dans le Maghreb aucune branche de la fa­mille du Prophète qui, sous le rapport de l’authenticité et de l’évi­dence de la généalogie, puisse le disputer aux descendants des Idrîs, dont l’origine remonte à El Hacen (petit fils de Mohammed). De nos jours les membres principaux de cette famille qui habitent Fez p.53 sont les Beni Amran, dont l’aïeul, Yahya el Djouti, était fils de Mo­hammed, fils de Yahya el Mâdam 3, fils d’El Cacem, fils d’Idrîs, fils *40 d’Idrîs. Ils forment, dans ce lieu, les restes de la famille du Pro­phète et habitent encore la maison de leur ancêtre Idrîs. Ils ont sur tous les habitants du Maghreb une prééminence marquée, ainsi que nous le rapporterons en traitant des Idrîcides. Leur père, Amran, était fils de Mohammed, fils d’El-Hacen, fils de Yahya, fils d’Abd Allah, fils de Mohammed, fils d’Ali, fils de Mohammed, fils de Yahya, fils d’Ibra­hîm, fils de Yahya el Djouti. Le 2010-07-19 18:44 Читать похожую статью
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